Un lieu alternatif ? Quelle forme ? Pourquoi ?

Compte-rendu de l’AGORA du 17/04 17H30

Animation et facilitation : Elise et Jérôme
Secrétaire de séance : Arnaud
La réouverture potentielle des lieux culturels à la mi-mai, pose question. Le collectif se demande si nous continuons à occuper Malraux jusqu’à ce que nos revendications soient acceptées malgré la réouverture.
Plusieurs membres du collectif souhaitent voir plus loin et occuper un autre lieu pour créer un espace alternatif culturel, social et autogéré. La première piste qui se pose est la communication avec la Mairie. Doit on partir sur du légal ?
→ Les gens ont envie d’organiser des événements culturels, il faut de la culture et non de la politique.
Nous interrogeons les élus de la mairie qui sont présents :
● La mairie travaille sur le Lieu-dit mais cela prend du temps (explication du Lieu-dit
plus bas)
● Tout le monde attend, un des élus nous dit que nous sommes une “grande famille” ce qui fait réagir car en effet nous ne sommes pas une famille mais un collectif soudé par l’état d’extrême nécessité. Nous sommes tous là car ça fait un an que l’on “survit”.
● Nous avons l’impression d’être méprisés. On ne voit pas la différence avec l’ancienne municipalité.
● Ce mouvement a une légitimité populaire et citoyenne. Les solutions sont en train de se créer.
Nous informons les élus que beaucoup de membres du collectif font partis du réseau associatif du bassin chambérien depuis plusieurs années et qu’aujourd’hui, ils veulent de l’action.
→ Nous avons besoin d’interlocuteur-trice en Mairie. Les élus ne savent pas ce que nous faisons.
→ Les élus que l’on invite aux AGORAS ne viennent pas, en l’occurrence, le collectif avait sollicité des élus concernant la situation du CSC des Combes et personne ne s’est présenté alors que le sujet est plus qu’important.
La mairie a des locaux en friche et doit donc être capable de nous apporter une réponse à la hauteur de nos besoins.

Les élus nous répondent que la Mairie écoute les demandes, que des discussions sont en cours mais que le processus est complexe, il faut une égalité de traitement pour tous, une délégation travaille sur le sujet.
“Travaillons ensemble”
La Mairie semble être présente dans la réflexion mais en attendant on fait quoi ? Est ce qu’on recherche le soutien de la Mairie ou alors, veut-on s’en détacher ?
● Les chambérien.ne.s n’ont jamais vu de mouvement social prendre cette forme, comme ce qui est en train de se passer, grâce à l’occupation de Malraux. Il faut gagner en liberté et en autonomie d’action.
● Le collectif n’est pas contre travailler avec la Mairie mais nous avons besoin d’une solution urgente pour répondre au besoin d’un lieu alternatif.


Nous expliquons ce qu’est le Lieu-dit :
Plusieurs personnes ont l’idée de créer un lieu culturel, associatif et de regrouper différents milieux comme les médias, bien-être, santé… Que ce soit un lieu d’échange et de savoir. Le projet est très ouvert, il n’a pas vocation à coordonner mais à accueillir les projets. Ce projet existe depuis plusieurs années.

Oui mais quelle différence avec une MJC ?
→ La structure serait différente, il faut un outil qui soit libre d’utilisation.
→ La forme ne serait pas celle d’une entreprise mais alternative.
→ Les habitants-tes s’organisent eux-même et sont autonomes, il y a eu beaucoup de
squats artistiques qui n’ont rien à voir avec une MJC.

Quand les salles vont ré-ouvrir : on fait quoi, où va t-on ?
● Ici, on réunit plusieurs luttes. On peut penser à un lieu alternatif comme le Lieu Dit
mais il faut se bouger pour sortir de ce système pyramidal.
● On entend parler de Rubanox (local vide) depuis des années.
Est-ce qu’on peut y aller ?
→ Rubanox n’appartient pas à la Ville mais à Cristal Habitat.
C’est une ancienne usine, ce n’est pas sécurisé, il y a beaucoup de pollution donc à
dépolluer, cela représente un budget de plusieurs millions d’euros.

● On se rend compte qu’il y a de plus en plus d’associations qui se tournent vers
Buisson-rond, y a t il des bâtiments ?
→ Les propositions sont les bienvenues, il y a des bâtiments et apparement
beaucoup de demandes.
→ Il faut faire des propositions et dossiers aboutis si on veut le soutien de la Mairie,
les processus collectifs prennent du temps.
→ Aucune friche, squat, n’a duré sans un dialogue avec la Municipalité.
La situation que l’on vit n’est pas bienveillante, il y a un rapport de force, si on
veut gagner notre liberté d’agir, on doit se réapproprier le foncier.

On parle de groupes de travail. Quels sont les axes de réflexion actuels en Mairie ?
● Il n’y a pas de techniciens-ennes en Mairie sur le sujet des tiers-lieux. Il y eut un
travail de collecte d’expériences sur ce qui a déjà été fait à ce sujet.
● Un collectif de musiques actuelles est en train de se mettre en place, fédéré par la
MJC et autres structures culturelles locales.

Conclusion :
Nous sommes là aujourd’hui, pour échanger sur l’urgence de trouver et ouvrir un lieu
permettant d’accueillir l’ensemble des besoins et demandes de plusieurs collectifs locaux,
culturels et sociaux. Collectifs qui interpellent la municipalité depuis plusieurs années, sans
avoir de visibilité sur leur considération et mise en pratique.
Nous faisons face à un système politique (mairie, préfecture) long, complexe,
hiérarchisé qui ne permet pas de faciliter la mise en place des projets.

“Est-ce qu’ on attend encore, ou est-ce qu’on y va ?”
→ Allons occuper un autre endroit pour créer ce projet de lieu alternatif (discussion en AG à
prévoir sur ce que cela implique et la mise en œuvre).
Nous avons eu du mal à avoir un échange avec la Mairie dans le cadre associatif.
On n’a pas envie d’aller à l’encontre de la Mairie, mais on veut faire avancer les choses, on
en a marre d’attendre encore et encore. Un squat ça peut faire peur, mais si les choses sont
bien faites avec un projet solide derrière, la Mairie pourrait ensuite nous soutenir.
Il y a de nombreuses expériences de ce type, qui sont à ce jour, réussies.

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