CP – rassemblement pour l’abandon de la réforme de l’assurance chômage

COMMUNIQUE DE PRESSE

Objet : « rassemblement pour l’abandon de la réforme de l’assurance chômage »

Nous, OCCUPANTS DES LIEUX CULTURELS FRANÇAIS, RÉPONDONS À L’APPEL des VENDREDIS DE LA COLÈRE

CONTRE LA RÉFORME DE L’ASSURANCE CHÔMAGE.

Appel au RASSEMBLEMENT – VENDREDI 23 AVRIL 2021

14h00 PLACE DU PALAIS DE JUSTICE

à Chambéry

15h00 MARCHE DE LA COLÈRE

17h30 PRISES DE PAROLES au parc de Buisson Rond

Avec le soutien d’entreprises prestataires et de toutes les bonnes volontés, nous défendons, aujourd’hui, nos métiers sacrifiés depuis le début de la crise Covid.

La France emboîte le pas à sa voisine l’Italie, et lance son action « Flight-Case ». Ce vendredi 23/04 à Chambéry, comme dans  les 33 autres villes ayant répondu à l’appel, les intermittent.es muni.es de leur Flight feront entendre leurs voix. L’action sera suivie d’une marche de la colère dans les rues de la ville.


Nous revendiquons :

Pour la réouverture de tous les lieux culturels !

Pas de réouverture sans droits sociaux !

  • Le retrait définitif de la réforme de l’assurance chômage ;
  • La prolongation pour les intermittent.es de l’année blanche, jusqu’à la reprise totale des activités ;
  • Un plan massif de soutien à l’emploi, pour une véritable reprise du secteur culturel ;
  • L’indemnisation au titre de l’assurance chômage de tous les travailleur.euses privé.es d’emploi et précaires en emploi discontinu ;
  • Le refinancement de la caisse sociale et la garantie du maintien de l’ensemble des droits sociaux ;
  • Les mesures immédiates pour l’accès de tou.tes aux congés maternité, paternité et maladie ;
  • La création d’une allocution d’études contre la précarité financière des jeunes et ses conséquences psychologiques, ainsi que la mise en place d’un programme de soutien.

Alors que le Covid a provoqué une crise sociale sans précédent, privant des millions de personnes de travail et plongeant plus de 10 millions de français dans la pauvreté, le gouvernement impose une réforme de l’assurance chômage d’une violence inouïe, imposant, notamment, une baisse d’un tiers du montant des allocations.

Affirmant que notre lutte dépasse les revendications du secteur culturel,
Nous appelons à la mobilisation générale contre le Projet de Réforme de l’Assurance Chômage. 

LE COLLECTIF MALRAUX OCCUPE appelle tous leurs sympathisant-e-s à défendre leurs droits et à soutenir les plus PRECAIRES.
Merci de relayer l’information.

precaritesenluttesunissons@gmail.com

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1 mois !

.Déjà un mois d’occupation ! Voilà comment tout a commencé :

Le vendredi 12 mars le 1er appel pour occuper Chambéry est lancé !

SEMAINE 1 du 15/03 au 21/03

lundi : une centaine de personnes se rencontrent à la MJC de Chambéry et répondent à l’appel
mardi: 10h on entre dans Malraux et on attaque direct avec notre première AG.
mercredi: c’est notre première action, une déambulation festive pour célébrer les un an du confinement
jeudi: après l’introduction des cinq minutes de fun en AG, notre ami Martin inaugure le bal en chansons. On en profite pour végétaliser le parvis qui en a bien besoin ! + AG
vendredi: concert rassemblement youth for climate + joce + BIP
samedi: on part soutenir nos amis les frères à souder au marché et nos amis circassiens Bach et les chapeaux pointus. L’après-midi on participe à la manifestation contre la loi sécurité globale
dimanche: on met tout en place pour le concert de HK et des Komandobidon

SEMAINE 2 du 22/03 au 28/03

lundi: On profite d’un atelier auto-massage et d’un atelier de fabrication de craie pour s’instruire, mais aussi de yoga, d’une jam et de la projection du film « un pays qui se tient sage ». On débat ensuite autour du mouvement des gilets jaunes.
mardi : un nouvel atelier auto-massage est là, accompagné d’un atelier sur la démocratie réelle et d’un atelier de yoga parents enfants. Notre AG a été la place de la culture dans l’éducation.
mercredi : au menu : une AG sur les réalités du métier d’artiste, des rencontres féministes, la rencontre des membres du collectif du CSC Combes, un open mic militant, un atelier d’écriture et une réunion des acteurs culturels du territoire (rien que ça !)
jeudi : un programme de relaxation avec l’atelier massage et l’atelier communication non violente, de réflexion avec l’atelier de fabrique de l’info et l’AG sur l’impact de la crise écologique sur la culture et la précarité. De la musique, avec le cours de danse swing et la chorale les échoraleurs.
vendredi : il y en avait pour tous les goûts ! De l’atelier brassage de bière de notre sorcier d’Avadakedabiere, du débat sur l’auto-suffisance alimentaire, de l’atelier langue des signes ; mais aussi un atelier de création de banderoles (pour la marche climat), un groupe de travail sur la culture et l’éducation et enfin une AG sur une question fatidique…le collectif est-il apolitique ou apartisan ?
samedi : notre deuxième samedi de soutien aux copains artistes de rue, les bien nommés : Les frères à souder et nos circassiens.
dimanche : une journée politique avec un atelier d’initiation à la gouvernance partagée, une marche pour le climat avec prise de parole de Benoît (merci Benoît) et une AG sur le modèle de l’autogestion.

SEMAINE 3 du 29/03 au 04/04

lundi : des touches musicales avec l’atelier lindy hop et un concert Maloya musique, assaisonnées de politique avec l’AG autour de l’accueil (potentiel) de François Ruffin dans le cadre de son tour de France des lieux occupés
mardi : une grande journée travail interne
mercredi : un après-midi militant avec le cabaret à ciel ouvert au CSC des Combes et un lâcher de ballons des Rallumeurs d’Etoiles. Mais aussi un atelier de création de son propre langage en jonglerie et une AG sur le positionnement du collectif en cas de reconfinement
jeudi : une journée pour faire battre les cœurs avec une initiation à la musique irlandaise et une AG sur le spectacle vivant à travers les écrans
vendredi : de la création avec la fresque pour le climat et le débat, l’atelier de papier recyclé, l’atelier langue des signes, l’atelier plantations, ainsi que l’atelier éco-cosmétique et la boom de clowns. Et un du social parce que c’est passionant avec l’AG sur la place de l’individu dans le collectif (un focus sur le collectif des compagnies) et toujours du yoga
samedi : nous avons participé au non-événement organisés par des artistes dans les rues de Chambéry avec notamment Les Frères à souder, nos circassiens préférés et une troupe de théâtre. C’était aussi une journée de recherche avec la chasse aux artistes et la conférence sur la santé et hôpital public.
dimanche : pour l’ambiance un goûter en musique avec les Colporteurs de rêves et pour la réflexion un atelier sur le salaire à vie, suivi d’une AG sur le salaire à vie et l’intermittence

SEMAINE 4 du 05/04 au 11/04

lundi :une bonne journée de repos (après trois semaines intenses)
mardi :une grosse journée de travail interne
mercredi : un atelier pour enfants de chansons du monde pour bien commencer et beaucoup de cogit’ avec l’atelier police/justice, le débat sur le sauvetage des platanes de la rue de la Boisse et un débat sur la gouvernance partagée
jeudi : une nouvelle journée de repos, c’était notre première semaine d’instauration des jours de break pour les commissions et la cuisine
vendredi : des cultures diverses avec l’atelier langue des signes et l’agora (notre première agora) autour des institutions culturelles
samedi : une nouvelle matinée de soutien au Frères à souder accompagnée d’une brigade de clowns et un lâcher de ballons des Rallumeurs d’Etoiles l’après-midi.
dimanche : Notre première AG décisionnaire du dimanche à 14h30 ! Le rendez-vous est à retenir ce sera toujours le même.

SEMAINE 5 du 12/04 au 18/04

lundi : pour bien commencer la semaine, une journée de repos !
mardi : une riche journée travail interne des commissions
mercredi : notre deuxième atelier police/justice, un atelier sur le flux instinctif, la contraception naturelle et la sexualité (très instructif), une agora open mic et le collage des yeux sur la façade de Malraux avec nos amis cordistes
jeudi : une deuxième journée de repos mais pas que, c’était aussi notre première Malraude
vendredi : notre premier vendredi de la colère ! Au programme : une flashmob suivie d’un dying à l’agence Pôle Emploi, une performance Rock en duo, l’embouteillage du brassin du 26 mars par notre sorcier brasseur et son acolyte Cécile de la brasserie La Barbue. Pour ne pas languir : un atelier langue des signes et une agora autour de la situation du CSC des Combes
samedi : comme un rituel, notre excursion musicale au marché avec Les Frères à souder, un superbe atelier danse théâtre avec la compagnie Art d’corps et une agora sur « un lieu alternatif, quelle forme ? pourquoi ?
dimanche : ne ratez pas votre rendez-vous du dimanche…notre AG décisionnaire

Il ne faut pas oublier nous plus toutes les toiles peintes par Eléanore chaque jour à La Base, la fresque sur le parvis avec des artistes de La Maise et Antonin et l’exposition de photos du photographe Photo du jour bonjour.

Assemblée Générale 🗓

ODJ:
•Validation des fiches présentation commissions (+ Protocole agenda partagé)
•Groupe base art à passer en public pour pouvoir partager les publications ?
•Question du 23/04? (Vendredi de la colère, action national)
•Proposition sur les open mic Agora du mercredi.
•Proposition de rédaction « raison d’être du mouvement  » Pour relancer la réflexion si besoin
•Proposition d’une journée sur le thème du féminisme et du patriarcat (ateliers et agora etc…)
•Quid du mouvement si reprise de la restauration à Malraux
•Information sur la préparation d’une rencontre national des lieux occupés

Un lieu alternatif ? Quelle forme ? Pourquoi ?

Compte-rendu de l’AGORA du 17/04 17H30

Animation et facilitation : Elise et Jérôme
Secrétaire de séance : Arnaud
La réouverture potentielle des lieux culturels à la mi-mai, pose question. Le collectif se demande si nous continuons à occuper Malraux jusqu’à ce que nos revendications soient acceptées malgré la réouverture.
Plusieurs membres du collectif souhaitent voir plus loin et occuper un autre lieu pour créer un espace alternatif culturel, social et autogéré. La première piste qui se pose est la communication avec la Mairie. Doit on partir sur du légal ?
→ Les gens ont envie d’organiser des événements culturels, il faut de la culture et non de la politique.
Nous interrogeons les élus de la mairie qui sont présents :
● La mairie travaille sur le Lieu-dit mais cela prend du temps (explication du Lieu-dit
plus bas)
● Tout le monde attend, un des élus nous dit que nous sommes une “grande famille” ce qui fait réagir car en effet nous ne sommes pas une famille mais un collectif soudé par l’état d’extrême nécessité. Nous sommes tous là car ça fait un an que l’on “survit”.
● Nous avons l’impression d’être méprisés. On ne voit pas la différence avec l’ancienne municipalité.
● Ce mouvement a une légitimité populaire et citoyenne. Les solutions sont en train de se créer.
Nous informons les élus que beaucoup de membres du collectif font partis du réseau associatif du bassin chambérien depuis plusieurs années et qu’aujourd’hui, ils veulent de l’action.
→ Nous avons besoin d’interlocuteur-trice en Mairie. Les élus ne savent pas ce que nous faisons.
→ Les élus que l’on invite aux AGORAS ne viennent pas, en l’occurrence, le collectif avait sollicité des élus concernant la situation du CSC des Combes et personne ne s’est présenté alors que le sujet est plus qu’important.
La mairie a des locaux en friche et doit donc être capable de nous apporter une réponse à la hauteur de nos besoins.

Les élus nous répondent que la Mairie écoute les demandes, que des discussions sont en cours mais que le processus est complexe, il faut une égalité de traitement pour tous, une délégation travaille sur le sujet.
“Travaillons ensemble”
La Mairie semble être présente dans la réflexion mais en attendant on fait quoi ? Est ce qu’on recherche le soutien de la Mairie ou alors, veut-on s’en détacher ?
● Les chambérien.ne.s n’ont jamais vu de mouvement social prendre cette forme, comme ce qui est en train de se passer, grâce à l’occupation de Malraux. Il faut gagner en liberté et en autonomie d’action.
● Le collectif n’est pas contre travailler avec la Mairie mais nous avons besoin d’une solution urgente pour répondre au besoin d’un lieu alternatif.


Nous expliquons ce qu’est le Lieu-dit :
Plusieurs personnes ont l’idée de créer un lieu culturel, associatif et de regrouper différents milieux comme les médias, bien-être, santé… Que ce soit un lieu d’échange et de savoir. Le projet est très ouvert, il n’a pas vocation à coordonner mais à accueillir les projets. Ce projet existe depuis plusieurs années.

Oui mais quelle différence avec une MJC ?
→ La structure serait différente, il faut un outil qui soit libre d’utilisation.
→ La forme ne serait pas celle d’une entreprise mais alternative.
→ Les habitants-tes s’organisent eux-même et sont autonomes, il y a eu beaucoup de
squats artistiques qui n’ont rien à voir avec une MJC.

Quand les salles vont ré-ouvrir : on fait quoi, où va t-on ?
● Ici, on réunit plusieurs luttes. On peut penser à un lieu alternatif comme le Lieu Dit
mais il faut se bouger pour sortir de ce système pyramidal.
● On entend parler de Rubanox (local vide) depuis des années.
Est-ce qu’on peut y aller ?
→ Rubanox n’appartient pas à la Ville mais à Cristal Habitat.
C’est une ancienne usine, ce n’est pas sécurisé, il y a beaucoup de pollution donc à
dépolluer, cela représente un budget de plusieurs millions d’euros.

● On se rend compte qu’il y a de plus en plus d’associations qui se tournent vers
Buisson-rond, y a t il des bâtiments ?
→ Les propositions sont les bienvenues, il y a des bâtiments et apparement
beaucoup de demandes.
→ Il faut faire des propositions et dossiers aboutis si on veut le soutien de la Mairie,
les processus collectifs prennent du temps.
→ Aucune friche, squat, n’a duré sans un dialogue avec la Municipalité.
La situation que l’on vit n’est pas bienveillante, il y a un rapport de force, si on
veut gagner notre liberté d’agir, on doit se réapproprier le foncier.

On parle de groupes de travail. Quels sont les axes de réflexion actuels en Mairie ?
● Il n’y a pas de techniciens-ennes en Mairie sur le sujet des tiers-lieux. Il y eut un
travail de collecte d’expériences sur ce qui a déjà été fait à ce sujet.
● Un collectif de musiques actuelles est en train de se mettre en place, fédéré par la
MJC et autres structures culturelles locales.

Conclusion :
Nous sommes là aujourd’hui, pour échanger sur l’urgence de trouver et ouvrir un lieu
permettant d’accueillir l’ensemble des besoins et demandes de plusieurs collectifs locaux,
culturels et sociaux. Collectifs qui interpellent la municipalité depuis plusieurs années, sans
avoir de visibilité sur leur considération et mise en pratique.
Nous faisons face à un système politique (mairie, préfecture) long, complexe,
hiérarchisé qui ne permet pas de faciliter la mise en place des projets.

“Est-ce qu’ on attend encore, ou est-ce qu’on y va ?”
→ Allons occuper un autre endroit pour créer ce projet de lieu alternatif (discussion en AG à
prévoir sur ce que cela implique et la mise en œuvre).
Nous avons eu du mal à avoir un échange avec la Mairie dans le cadre associatif.
On n’a pas envie d’aller à l’encontre de la Mairie, mais on veut faire avancer les choses, on
en a marre d’attendre encore et encore. Un squat ça peut faire peur, mais si les choses sont
bien faites avec un projet solide derrière, la Mairie pourrait ensuite nous soutenir.
Il y a de nombreuses expériences de ce type, qui sont à ce jour, réussies.

Nos revendications

Pour la réouverture de tous les lieux culturels !

Pas de réouverture sans droits sociaux !

. Le retrait, pur, simple et définitif de la réforme de l’assurance-chômage.

. La prolongation de l’année blanche d’au moins un an à partir de la reprise totale des activités et son élargissement à tou·te·s les travailleur·se·s précaires et intermittent·e·s de l’emploi et du travail discontinus, ainsi que la prolongation d’au moins un an des droits de tou·te·s les chômeur·se·s.

. La baisse du seuil d’heures minimum d’accès à l’indemnisation chômage pour les primo-entrant·e·s et chômeur·se·s en rupture de droits, ainsi que des mesures spécifiques d’aides à l’emploi pour tous les jeunes de 18/25 ans.

. Un plan massif de soutien à l’emploi dans le secteur culturel comme dans tous les secteurs impactés par la baisse et/ou la suspension des activités. Établi en concertation avec les organisations représentatives des salarié·e·s, ce plan doit s’appliquer dès maintenant et se poursuivre jusqu’au retour à la normale des activités. 

. Le refinancement des caisses sociales et la garantie du maintien de l’ensemble des droits sociaux, notamment formation, retraite et médecine du travail. 

. Des mesures immédiates pour l’accès de tou·te·s aux congés maternité, paternité et maladie indemnisés. 

. Face à la précarité financière des jeunes et ses conséquences psychologiques, la création d’une allocation d’étude et la mise en place d’un programme de soutien.

Revendications des lieux occupés coordonnés